It seems that I can't shake these memories.

Assied-toi avec moi à une terrasse, asseyons nous sans nous contraindre à regarder cette vérité qui nous fait face. Viens partager le précieux plaisir d'un trois fois rien, que l'on déguste autour d'une discussion, autour d'un laisser-aller des passions. Tu reconnais alors qu 'il n'y a ni censure, ni retenue, ni fêlure, ni mise à nue. Que disais-je? Je te racontais tout doucement les aventures de la fillette que j'ai pu être. Je te parlais des mes jolies barrettes, celles qu'on m'offrait le dimanche matin au retour des courses, avec toujours l'espoir que je n'en perdrais aucune. Toutes éparpillées, il ne m'en reste plus une. J'avais plaisir à t'écouter sur les bords de seines, ton esprit en son simple appareil et dénué de tous noms de scène. Sans vraies barrières, sans tes airs détestablement fiers. Nous sommes statiques, un brin stoïcien, mais dans cette immobilité nous sommes à destination de la vérité. Un allé sans retour. Un direct jusqu'au dernier jour.



There's no one in the world who could replace you

# Posté le jeudi 03 décembre 2009 14:43

Modifié le jeudi 03 décembre 2009 15:52

Je suis une lionne.

Je suis une lionne.





Bon, bien, alors, il va y avoir un problème. J'ai laissé mes belles chaussures contre ce mur ci, et en chaussons, enroulée dans un plaid d'hiver, je me colle contre ce mur là. Dans mon coin, là, mon cahier à la main, je ne suis que faible et vulnérable. Je griffonne quelques mots rapide, je n'ai pas vraiment d'inspiration, parce qu'aujourd'hui, au creux de mon sentimentalisme, juste au centre de toute mon amitié, il se dessine comme un vide. Exclusion. Un mot craché par la lanière du fouet. Saurais-je jamais pourquoi celui là, moi qui me suffit seule à moi-même, dans mon excès d'autosuffisance. Parce que j'entend de loin, certains rires qui m'ont été volé. Et en vain, sans raison, ni passion, je me sens sans justification en éternelle compétition. Quand le duel vient pousser son cri, alors extirpé et né du réel, les élans sauvages et abrupts de la lionne s'éveillent et viennent déchirer le silence morne de son sommeil, pour dignement répondre aux menaces. Je triomphe de l'escrime contre moi-même, jamais de celui contre autrui. Sagesse qui implore le bon sens et l'accalmie, ou misérable faiblesse? J'aurais beau chercher, je tournerais en rond, au fond du puits dans lequel je me suis délibérément jeté. Hier j'ai, sur un coup de tête, couper mes griffes, et teint ces pathétiques armes féminines d'un rouge étincelant. A défaut de vous dissuadez, ou de prouver ma force, je choisi de quitter l'arène. Oui, car je suis déjà reine. Car un beau jour vous comprendrez qu'il est inutile de se démener pour un trône que nous possédons déjà toutes. Seulement certaines s'illusionnent à constamment vouloir le clamer, pour mieux se le prouver. Je rejoins les gradins, car moi et moi sommes en parfaite harmonie. Mes griffes arrondies, lisses et vernies, ne s'accrocheront plus qu'aux profonds défis. Alors je fuis. Alors je suis...mais je ne suit pas.



# Posté le mardi 08 septembre 2009 12:06

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 12:19

Quand je l'écoute, je pense à lui. <3

Time together is just never quite enough

# Posté le mardi 01 septembre 2009 18:58

Good evening, shuttle bus! Tell me where you're going to take us ...Someplace that I have never been It's chic transportation to new destination where I leave my reflection on the glass


De toute façon mon c½ur est un aéroport le samedi, une bibliothèque durant la semaine.

Une tonne de livres que je voudrais lire, mais voici les trois principaux :

Un barrage contre le pacifique , M.Duras

Le Procès , Kafka (en cours de lecture )

Discours sur l'origine de l'inégalité
, Rousseau

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# Posté le dimanche 06 septembre 2009 22:01

When you and I are alone, I never feel so way home!

En attendant on peux toujours voir la vie en chocopops...

Je n'ai besoin d'aucune raison pour écrire. L'élan d'un émoi , le galop d'un frisson sur les vagues d'une conscience lasse. Je laisse mes doigts cavaler sur la parfaite virginité d'une page comme mes choix s'abattre sur l'aléa d'un destin imprévisible. Je me laisse souvent contaminer par la mélancolie de quelques mélodies, je les chante du bouts des ongles, alors travestis par l'indélébilité de mon empreinte. Je les baptiste toutes du même titre, chacune n'est que Capitulation. Elles sont le philtre de l'étiquette et du faux semblant, contrastent avec le monde que je me précipite de construire. Des rêves en grand format, une couleur à endoctriner, et la réalité omniprésente. Des tours entre quatre murs, du rose parsemés d'un inévitable noir. Toute une profusion d'inutilité. Je dépend de la certitude d'être indépendante. Jusqu'à l'écoute de ces notes qui rassure mon humanité. Le baume d'un c½ur, au fond satisfait de sa main tendue vers une autre. Les doigts entrelacés, une dose d'amour illicite dans la peur de briser les convenances d'une pudeur tacite. Affranchis de ces présomptions, la véhémence de la désinvolture viendrait unir nombres de c½urs qui ne demande qu'un éclat final pour la fusion immuable. Chacun ira de son relativisme.
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# Posté le dimanche 06 septembre 2009 21:48